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Article du journal

Une réflexion à propos de notre quartier.

Marie Lambert·2 mai 2026·7 min de lecture
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On a longtemps pensé qu'un objet livré en deux heures était le summum du progrès. Or, depuis trois ans, plusieurs études montrent que la livraison express a surtout déplacé un coût : des camions en surnombre, des emplois précaires, et des centres-villes qui se vident de leurs commerces de proximité.

MaStreet est née d'un constat simple : à 800 mètres de chez vous, quelqu'un possède l'objet que vous cherchez. Le problème n'est pas la disponibilité. C'est la mise en relation.

La distance, comme vertu

Toutes les marketplaces conventionnelles cherchent à effacer la distance. Plus loin, plus vite, plus emballé. Notre pari, c'est l'inverse : la distance est ce qui transforme une transaction en rencontre.

Une vente sur MaStreet ne dure pas trois jours, elle dure vingt minutes. Et elle se termine souvent par un café.

Ce que la marche apporte n'est pas mesurable en euros. C'est un lien faible, un visage reconnu dans le quartier, un signe de la main au croisement deux semaines plus tard.

Trois principes simples

  • Rayon limité à quinze minutes à pied — quinze, pas trente.
  • Pas d'expédition ni de point relais.
  • Paiement protégé déclenché à la rencontre, jamais avant.

On commence à Lille parce qu'on y vit. La densité y est parfaite, les voisins se reconnaissent encore. Si ça fonctionne, on avance vers d'autres villes — pas avant.

Marie Lambert

Product, MaStreet

Écrit le 2 mai 2026 depuis Lille. Pour réagir, écrivez-nous.

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